L’art de la citation

Je vous avais déjà présenté dans une entrée des oeuvres très intéressantes qui se servaient de l’art de la citation, c’est-à-dire qui faisait une référence claire à un artiste ou à une oeuvre existante, entre autres avec La Joconde qui doit faire partie des images les plus reprises. Aujourd’hui, je suis tombée de nouveau sur ce genre de production alors que nous parlions à l’université du régime d’historicité selon Hartog (Voir François Hartog, “Ordre du temps. Régimes d’historicité”, Régime d’historicité. Présentisme et expérience du temps, Paris, Seuil, 2003.) qui pose la thèse que notre historicité contemporaine est caractérisée par le “présentisme”, c’est-à-dire l’omniprésence du présent. Cela se traduit en arts visuels par la reprise du passé que l’on réactualise afin de le ramener dans notre réalité. L’art de la citation est donc un témoignage de cette approche et je partage avec vous deux images qui vous rappelleront peut-être des souvenirs.

Astérix chez les Belges, 1976

Bruegel l’Ancien, Le repas de Noces, 1568

Carolane Bilodeau

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Archives et Traduction

L’interdépendance des archives pour la traduction et l’interprétation des œuvres antiques : l’exemple de Les Essais de Montaigne

 

C’est en me procurant dernièrement une version traduite en français moderne de l’œuvre Les Essais de Montaigne que l’aspect inhérent entre la traduction et « l’archivistique1 » m’est venu à l’esprit, dans la mesure où les spécialistes qui s’aventurent dans la traduction d’une œuvre écrite en langue dite vernaculaire ou en latin datant du XVIe siècle doivent inévitablement avoir recours à plusieurs archives pour ne pas traduire fautivement les mots plurivoques2 ou les idiotismes3. De plus, lorsque l’écrivain lègue des archives manuscrites à ses contemporains (c’est le cas de Montaigne), une étude graphologique est souvent nécessaire pour interpréter plus précisément l’écriture de l’auteur. On remarque également que l’utilisation de plusieurs autres archives manuscrites de l’époque, ou du moins des œuvres qui font mention des procédés calligraphiques de ladite époque, est souvent nécessaire pour la réalisation d’une interprétation éclairée, d’où l’aspect, à mon avis, d’interdépendance des archives pour la traduction et l’interprétation soignée des œuvres antiques.

1 : L’archivistique est la science des archives; les archives étant l’ensemble des documents, quelle que soit leur date ou leur nature, produits ou reçus par une personne ou un organisme pour ses besoins ou l’exercice de ses activités et conservés pour leur valeur d’information générale. (Définition inspirée du Dictionnaire terminologique de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information)

Nota bene : Le mot « archivistique » (XXIe) a été mis entre guillemets pour souligner l’aspect anachronique de l’emploi de ce néologisme contemporain pour définir la discipline à l’époque de la Renaissance française.

2 : Un mot « plurivoque » est simplement un mot ayant plusieurs sens. Le terme « polysémique » est également utilisé pour illustrer cette réalité linguistique.

3 : Un « idiotisme » est une expression propre à une langue donnée qui est impossible de traduire ad litteram. (Exempli gratia : L’expression francophone « j’ai froid » ne semble pas, d’après une discussion dernièrement menée avec Jacynthe Rémy-Fournier, Hugo Vaillancourt-Perreault, Karianne Pilote et Déreck Lévesque, pouvoir se traduire adéquatement, ou du moins sans perte du sens initial et univoque de l’expression, dans la langue berbère; les berbérophones utiliseraient davantage l’expression : « Il ne fait pas chaud »!).

Hugo Vaillancourt C.

Étudiant en Histoire & civilisations 2009-2011                                                                                                                                                                                   Étudiant à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université de Montréal

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Aurores Polaires

Tom Thompson, Aurore Boréale, 1917, Musée des beaux-arts de Montréal

Les phénomènes naturels ont toujours été une source de fascination pour l’être humain cherchant à comprendre leurs causes dès le quasi début de l’histoire des sciences. Un de ces phénomènes naturels sont les aurores polaires. Ce phénomène a connu une importante quantité de théories différentes et variées pour expliquer son fonctionnement. Par contre, ce n’est que très récemment que le mode de fonctionnement des aurores a été compris.

L’historique des théories

La première hypothèse concernant les aurores polaires viendrait d’Anaximandre qui aurait invoqué la présence de nuages enflammés à l’horizon. La description de ce phénomène s’apparente à une aurore puisqu’une aurore se trouve être un phénomène qui apparaît à l’horizon vers un des pôles magnétiques. Ensuite, pour ce qui est des nuages enflammés, il faut tenir compte du fait qu’Anaximandre fait partie des monistes qui affirment que tous découlent d’un seul élément primordial. Pour Anaximandre, il s’agit de l’air qui se transforme en feu par les nuages qui s’enflamment. Par la suite, d’autre personnages de l’Antiquité ont aussi mentionné un phénomène qu’on identifie aujourd’hui comme des aurores: Aristote et Sénèque qui les ont observés comme des phénomènes de type atmosphérique, les Grecs ayant cherché à éliminer le facteur divin de l’explication de la nature. Cependant, cette tendance à éliminer le coté mythique comme explication de la nature rencontre un recul vers la fin de l’Antiquité et le Moyen-âge.  Il a fallu la Renaissance pour que de nouvelles théories soit élaborées pour chercher à expliquer ces phénomènes. Le nom «aurore boréale» fut pour la première foi utilisé pour désigner ce phénomène par Galilée. Cependant, certaines sources tendent à affirmer que le premier utilisateur du terme fut un mathématicien français contemporain de Galilée du nom de Gassendi (1590-1655). Donc, le phénomène des aurores boréales était depuis longtemps connu. Cependant, c’est à partir de la Renaissance que les théories pour expliquer ce phénomène commencent à devenir considérables.

Plusieurs théories pour expliquer ce phénomène se succédèrent fortes différentes les unes des autres. Cependant, la théorie qui resta la plus longtemps est celle de Mairan (1678-1771). Cette théorie expliquait l’aurore par la présence d’un vapeur lumineuse entre le soleil et la terre et qui s’arrachait par la terre. Cependant, cette théorie fut assez vite remplacée par l’observation de perturbation des compas lors des aurores ce qui implique que le champ magnétique de la terre a une importance. Cette découverte fut faite par Anders Celsius et Johan Carl Wilcke. Au fil du temps plusieurs théories ont été élaborées pour chercher à expliquer le phénomène des aurores boréales jusqu’à ce que James Cook observe un phénomène similaire dans l’hémisphère austral en 1773. C’est finalement au milieu du XIXe siècle, qu’un norvégien du nom d’Olaf Birkeland arriva avec la théorie du fonctionnement des aurores qui est présentée dans le seconde partie.

Fonctionnement :

La première chose qui faut savoir sur le fonctionnement des aurores est qu’il y a trois éléments absolument nécessaires pour ce phénomène : une source d’énergie, un champ magnétique suffisant et une atmosphère. Tout commence avec notre soleil qui constitue la source d’énergie ou plus précisément le vent solaire et les éruptions solaires qui s’en échappent. C’est le vent solaire qui est le plus souvent responsable des aurores polaires puisqu’il s’agit d’un flot plus au moins constant et continu de particules chargées d’énergie. Le vent solaire est émis par la couche extérieur du soleil appelé la couronne solaire (où la température se calcule en millions de Kelvin, pour la comparaison 0°C = 273,15K) dans toutes les directions à une vitesse se situant entre 400 et 800km.

Source : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6732

Pour ce qui est des éruptions solaires, il s’agit d’une perturbation du champ magnétique du soleil qui provoque une autre libération d’énergie mais généralisée dans une direction précise et à plus grande vitesse que pour le vent solaire. C’est ce qui provoque les aurores les plus importantes et qui peut causer des dégâts importants sur notre société actuelle. Un exemple des dégâts que peut causer ces phénomènes est la panne complète du réseau électrique du Québec en  1989 qui plongea le Québec pendant plusieurs jours dans le noir à cause d’un des transformateurs principaux  qui a court-circuité à la suite d’une importante éruption solaire qui a déclenché une immense aurore. Il y a aussi le danger que représentent les éruptions solaires pour notre système de télécommunication qui est effectué par des satellites qui peuvent être gravement endommagés et même jusqu’à devenir inutilisables pour l’avenir. Donc, la source d’énergie qui permet les aurores polaires provient soit du vent solaire où du vent solaire combinée avec l’énergie libérée par l’éruption solaire.

Éruption solaire et magnétosphère. Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/solar-b-une-nouvelle-mission-pour-etudier-la-dynamique-du-soleil_9659/

Cette source d’énergie traverse la distance entre la terre et le soleil et entre en collision avec notre magnétosphère qui agit comme un bouclier antiparticule qui bloque les particules chargés (électrons et protons) du vent solaire et les empêche de rentrer dans la haute atmosphère. Cependant,  le champ magnétique de la terre possède la même faiblesse que n’importe quel champ magnétique produit par un aimant droit isolé, faiblesse observable à l’extrémité de ces pôles où le champ magnétique rentre à l’intérieur.

La magnétosphère de la terre sans le vent solaire. Source: ici

L’image ci-dessous montre l’une des ouvertures appelées cornet solaire où les particules chargées du vent solaires peuvent rentrer. Ce sont ces entrées qui sont responsables de l’emplacement des aurores polaires à savoir les zones de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud alentour d’un des pôles magnétiques et non des pôles terrestres. Ces particules chargées qui rentrent dans les cornets solaires ne déclenchent pas nécessairement des aurores puisqu’elles peuvent se trouver piéger dans la ceinture de Van Allen qui fut découverte par les premières sondes spatiales. La ceinture de Van Allen se compose de deux couches concentrées de particules chargées qui circulent en suivant des cercles entre les deux pôles magnétiques de la terre.

Cependant, toutes les particules chargées ne sont pas capturées par la ceinture de Van Allen et certaines réussissent à passer dans l’atmosphère. En rentrant dans l’atmosphère, les particules chargées rentrent en collision avec les molécules qui constituent l’atmosphère. Cela entraîne une réaction en chaîne qui perturbe les atomes des molécules en les rendant à leurs tours chargés. Finalement, quand la vague de particules chargées finit, l’atome chargé retourne à son état d’équilibre quantique en se débarrassant du surplus d’énergie sous forme de lumière qui varie dépendamment de quel élément était l’atome. C’est pourquoi les aurores ont plusieurs couleurs qui dépendent de la présence et de la concentration de chaque type d’atome. Donc, pour obtenir une aurore, il faut avoir une source d’énergie qui fournit des particules chargées, une magnétosphère pour les concentrer dans des zones et une atmosphère pour avoir le spectre lumineux.

Le où et le quand :

Les aurores polaires se produisent à n’importe quel moment et à n’importe quelle heure. Cependant, ce phénomène n’est pas toujours observable puisque le jour la lumière émise par le soleil est beaucoup plus forte que celle qui serait émise par une aurore et, de ce fait, empêche l’œil humain de voir ce phénomène.  L’heure idéale pour observer une aurore est au milieu de la nuit, plus particulièrement en campagne puisque la pollution lumineuse peut suffire pour la rendre inobservable. D’autres conditions peuvent perturber le phénomène comme un ciel nuageux ou la pleine lune. Un autre élément est d’être au plus près des zones d’aurores qui se trouvent être proches des pôles magnétiques appelé zone aurorale. Cependant, cela ne veut pas dire qu’une aurore se présentera puisque même si le vent solaire permet d’avoir des aurores, elles seront de faibles intensités. Le meilleur moment pour voir d’importante aurore est le moment où le soleil rentre dans sa phase importante d’éruption solaire. Cependant, une éruption solaire n’implique pas nécessairement une grosse aurore puisqu’une éruption peut se produire sans que la terre se trouve dans sa trajectoire.

Les couleurs des aurores dépendent des concentrations des gaz présents lors de la rentrée des particules chargées dans l’atmosphère. Chaque élément atomique a un niveau identique et émet une couleurs qui lui est propre comme le vert pour l’oxygène, le bleu pour le mercure. Cependant, la couleur peut changer dépendamment de la quantité d’énergie reçue puisque la production de lumière dépend de l’augmentation de la case quantique de l’électron.

Éric Laflèche

Bibliographie :

ANONYME, «Une éruption solaire risque de perturber les communications », Le Figaro, [En ligne]¸ http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/06/08/01008-20110608ARTFIG00588-une-eruption-solaire-risque-de-perturber-les-communications.php (page consultée le 20 novembre 2011)

BERTHELIER, Jean-Jacques. « Aurore polaire », encyclopaedia Universalis, [En ligne], http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/aurore-polaire/# (page consultée le 1 octobre 2011)

BROUSSEAU, Vicky et Valérie MAHEUX.  Les Aurores Boréales, [En ligne], http://mendeleiev.cyberscol.qc.ca/chimisterie/2002-2003/VBrousseau.html (page consultée le 1 octobre 2011)

EVE, Christian. Aurore polaire, [En ligne], http://www.meteo.org/phenomen/aurore.htm (page consultée le 1 octobre 2011)

JORDA, Serge. Les aurores polaires, [En ligne], http://www.cosmovisions.com/CTaurores.htm (page consultée le 15 octobre 2011)

M. MULLER. « Aurore boréale », Agora, [En ligne]¸ http://agora.qc.ca/dossiers/Aurore_boreale (page consultée le 4 octobre 2011)

PEREDO, Mauricio et David P. STERN. L’exploration de la magnétosphère terrestre, [En ligne], http://www.phy6.org/Education/FIntro.html#ix (page consultée le 1 octobre)

UPSILON. Les aurores boréales, [En ligne], http://wwwassos.utc.fr/orion/physique/Aurores.php#anchor_lemysteredesaurorespolaires(historique) (page consultée le 4 octobre 2011)

 

Image :

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6732

http://www.suntrek.org/factary/m.shtml

http://uvs-model.com/UVS%20on%20geometrical%20structure%20of%20magnetosphere.htm

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Opération «BLACKOUT SOPA»

Voici à quoi pourrait ressembler de nombreuses pages web si le projet de loi «Stop Online Piracy Act» devait être adopté à Washington.

Le gouvernement américain s’apprête à voter deux projets de loi particulièrement dangereux pour Internet à l’échelle mondiale. Ces projets se nomment SOPA et PIPA. Sous prétexte de renforcer la lutte contre le « piratage », ces lois offrent en fait des moyens de censure sans précédent qui mettent en péril la neutralité du Net et la liberté d’expression. Instaurant une présomption de culpabilité, elles permettraient notamment de bloquer arbitrairement l’accès à des sites web, de couper leurs revenus et de les faire déréférencer des moteurs de recherche, et ce sans aucune possibilité de recours.

Une opération « blackout » (fermeture temporaire des sites web) prévue pour le 18 janvier a été lancée par Reddit, et de nombreuses organisations américaines ou mondiales, notamment Minecraft, Mozilla, la Free Software Foundation et la Wikimedia Foundation, ainsi que le service libre de microblogage Identi.ca, ont prévu de suivre l’appel : cf. la liste sur SOPAStrike. (Via Parti Pirate).

nosopa.org

Le succès de l’opération «BLACKOUT SOPA» dépendra bien entendu de la participation des plus gros joueurs sur le web, or Google n’y prendra pas part, mais qu’en est-il de Facebook? Voir le blogue d’Alain Brunet.

La plateforme WordPress que nous utilisons offre la possibilité de participer au «BLACKOUT» en affichant demain une alerte en anglais, le présent billet en tiendra lieu, mais en français n’est-ce pas.

BLx

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La Marche des salopes

5 choses que les hommes (et parfois certaines femmes) ont tendance à oublier sur les salopes

Dernièrement, je suis tombée sur un article de Marie-Claude Élie Morin dans le Elle Québec, qui traitait des «slutwalks». Mais qu’est-ce qu’une slutwalk, me direz-vous? Si on le traduit littéralement, cela signifie «marche des salopes». Toute cette histoire a commencé en janvier 2011. Un policier de Toronto a fait une présentation à York University, qui connaissait des problèmes de sécurité à l’époque. Il aurait dit, en gros, que si on désirait éviter le viol, il faudrait éviter de s’habiller en salope. Cela a provoqué un grand mouvement d’indignation, à Toronto comme à Montréal et dans plusieurs grandes villes des États-Unis. Des manifestations ont eu lieu, et elles auront sans doute lieu l’an prochain également.

J’entends déjà d’ici tout le monde s’exclamer que la policier avait raison, qu’on s’attirait des ennuis en s’habillant ainsi, etc. La secte de Gilles Proulx, ça suffit.

M’inspirant d’une chronique du Elle Québec (10 choses que les hommes ne disent généralement pas aux femmes), ici, je décide de faire un article sur les 5 choses qu’on a tendance à oublier sur les salopes.

1. S’habiller sexy ne fait pas de nous des putes.

D’accord, je suis la première à critiquer les filles qui portent des ceintures au lieu de jupes, dont le décolleté ne cache plus grand-chose ou qui portent des vêtements transparents. Cependant, il ne faut pas oublier que nous sommes dans une société où la LIBERTÉ D’EXPRESSION compte. Si une fille veut s’habiller ainsi, elle en a le droit! On peut ne pas approuver, mais elle a le droit. Et si c’est trop dénudé, la police intervient, c’est aussi simple que ça.

Et ceux qui les traiteront de pute, gardez en tête ce détail: de nos jours, on retrouve aussi des agences qui donnent des escortes à des hommes d’affaires riches, donc ils ont les filles qui viennent avec le statut: vêtements griffés, classe, maquillage impec, manières irréprochables… S’habillent-elles en pute? Pas du tout. Pute n’est pas le terme approprié dans le cas qui nous occupe.

De plus, s’habiller sexy et bien s’arranger peut s’avérer être une excellente thérapie. Acheter un ensemble moulant, se maquiller et se coiffer, puis se faire dire qu’on est belles, ça fait du bien les filles, ne dites pas le contraire!

2. «La longueur de ma jupe ne change pas mon non en oui!»

 Cette phrase a été écrite sur une pancarte par une des manifestantes. Et elle a parfaitement raison! Ce n’est pas parce qu’on porte une jupe courte ou une robe courte qu’on désire coucher avec quelqu’un! On peut être à l’aise avec son corps, ne pas avoir honte de mettre des jupes, sans être des nymphomanes qui couchent avec tout ce qui porte pantalon! C’est sûr que si on est habillée sexy, on attire le regard des hommes. Mais ce n’est pas parce qu’on te sourit, qu’on est habillée de façon seyante et qu’on accepte de parler et de danser avec toi qu’on veut finir la soirée avec toi! Et si tu crois que la façon dont on s’habille signifie qu’on te veut, alors TU as un problème.

P.S. D’ailleurs, les gars, ce n’est pas parce qu’une fille porte une jupe/robe dans un club que ça veut dire qu’elle se cherche nécessairement quelqu’un avec qui finir la soirée. Gardez-ça en tête.

3. Si les salopes étaient des mecs, elles seraient les plus cools.

Juste comme ça, les gars… Quand on est plus jeunes, quel genre de mecs est considéré comme étant le type de gars trop cools? C’est, bien entendu, le Don Juan, celui qui se tape le plus de filles possible, qui couche à gauche et à droite, sans trop s’engager. Lui, il est génial. Son «tableau de chasse», si on veut, est impressionnant. Les filles veulent être avec lui, sans jamais lui mettre le grappin dessus, et les mecs veulent être lui, sans jamais y arriver.

Or si on regarde la situation d’un point de vue inverse, alors c’est complètement différent…

La fille à l’aise dans sa sexualité, celle qui a des relations sexuelles protégées quand elle le désire avec qui elle veut, cette fille sûre d’elle que les filles adorent détester et dont les garçons désirent le regard, elle est une salope. Tout cela parce qu’elle couche à gauche et à droite, parfois pas avec le même garçon.  Et pourtant, elle a le même comportement que l’idéal du mec cool cité plus haut. Seulement, comme elle n’est pas un garçon, ça ne passe pas.

Et nous qui croyions avoir réglé la question de l’égalité de sexes et des stéréotypes…

4. Les salopes n’attirent pas les violeurs; ils sont souvent plus proches qu’il n’y paraît.

On a tendance à se dire que la plupart des viols arrivent aux filles qui s’habillent de façon aguichante, dans une rue sombre tard dans la nuit. Pourtant, ce n’est pas le cas. En fait, la plupart des violeurs sont connus de la victime. Ça peut être un ami, un collègue de travail, un membre de la famille…ou même votre copain/conjoint.  En effet,  selon les statistiques de l’article, chez les victimes adultes tout comme chez les moins de 18 ans, plus de 70% des victimes connaissaient l’agresseur. De plus, la plupart des auteurs de crimes sexuels ne se souvenaient pas de ce que leur victime portait lorsqu’ils ont commis leurs crimes. Ces études et chiffres rendent la théorie de la fille s’attirant le crime sans fondements.

5.Il faut toujours garder en tête la force des mots.

Ce point est fort à propos, surtout avec le suicide récent de Marjorie Raymond, victime d’intimidation. Le mot salope, ou slut en anglais, a une connotation très négative. Mot utilisé depuis des siècles pour rabaisser les femmes, les soumises. Ce terme implique beaucoup de choses, notamment qu’elle n’a pas droit au respect ni à la sécurité, tel que mentionné par l’auteure de l’article. De plus, en propageant les stéréotypes selon lesquels seules les salopes se font violer, les victimes ont tendance à culpabiliser, à croire qu’elles l’ont bien cherché et que la police ne pourra pas les aider. Comme si se remettre d’un tel traumatisme était déjà facile en soi, faut-il en plus en rajouter?

Alors, la prochaine fois que vous serez tentés de traiter une fille de salope, de pute ou tout autre synonyme du genre, gardez ça en tête.

Stéphanie Deschênes

Source: ÉLIE MORIN, Marie-Claude. « Les salopes en ont ras le bol!», Elle Québec, octobre 2011, p. 137 à 146.

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François Legault en peu de mots

La CAQ, le nouveau parti de François Legault, tel que vu par les Ticomiques

BLx

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Elvis Presley Blues

Théâtre Rialto, Avenue du Parc, Montréal

Elvis Aaron Presley (1935-1977), dit «The King», aurait eu 77 ans aujourd’hui.

Elvis à ses débuts, vers 1957

Superbe, lors de son «comeback» en 1968

Et, pour finir, la plus belle chanson jamais composée pour Elvis «Elvis Presley Blues» par Gillian Welch

BLx

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Crise du capitalisme

L’ancien premier ministre français Michel Rocard a fait paraître un article dans Le Monde qui explique bien la nécessité d’une réforme en profondeur du capitalisme dérégulé à outrance qui sévit actuellement, un article qui fait comprendre ce que l’initiateur du New Deal, le président Roosvelt, voulait dire lorsqu’il affirmait qu’ «Être gouverné par l’argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé».

BLx

«Ce sont des chiffres incroyables. On savait déjà que, fin 2008, George Bush et Henry Paulson avaient mis sur la table 700 milliards de dollars (540 milliards d’euros) pour sauver les banques américaines. Une somme colossale. Mais un juge américain a récemment donné raison aux journalistes de Bloomberg qui demandaient à leur banque centrale d’être transparente sur l’aide qu’elle avait apportée elle-même au système bancaire.
Après avoir épluché 20 000 pages de documents divers, Bloomberg montre que la Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.

Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples souffrent des plans d’austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés financiers n’acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux d’intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % ! Asphyxiés par de tels taux d’intérêt, les gouvernements sont “obligés” de bloquer les retraites, les allocations familiales ou les salaires des fonctionnaires et de couper dans les investissements, ce qui accroît le chômage et va nous faire plonger bientôt dans une récession très grave.

Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent habituellement à 1 % auprès des banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 %, mais que, en cas de crise, certains Etats soient obligés au contraire de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ? “Etre gouverné par l’argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé”, affirmait Roosevelt. Il avait raison. Nous sommes en train de vivre une crise du capitalisme dérégulé qui peut être suicidaire pour notre civilisation. Comme l’écrivent Edgar Morin et Stéphane Hessel dans Le Chemin de l’espérance (Fayard, 2011), nos sociétés doivent choisir : la métamorphose ou la mort ?»  Lire la suite

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BONNE ANNÉE!

2012, l’Année du Dragon

Une bonne année à tous, santé, bonheur et tout ce que vous désirez!

BLx

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Le top 5 de Thereece

Les vacances de Noël sont le temps idéal pour se détendre et lire, j’ai donc décidé de vous faire un petit résumé de mes meilleures lectures.

Voici mon top 5!

5- Vendues! de Zana Muhsen : Ce roman raconte l’histoire de Zana Muhsen et de sa sœur Nadia, il a été écrit par Zana elle-même. Elle raconte comment son père, un musulman endurci, la vend elle et sa sœur à de purs étrangers et comment elles quittent l’Angleterre pour s’envoler au Yémen. Elles atterrissent dans un village perdu dans les montagnes du Yémen et ce qu’elles croyaient être un voyage dans leur pays d’origine devient rapidement un cauchemar. Elles sont mariées de force et doivent vivre la vie difficile des femmes yéménites et leur périple est non seulement douloureux, mais extrêmement brave. Je recommande ce roman, il est très bien écrit et nous fait vivre toutes sortes d’émotions.

4- C’est pas moi, Je le jure de Bruno Hébert : Ce que j’ai particulièrement aimé de ce roman, c’est l’impression qu’on a de vivre une histoire au travers les yeux d’un gamin. C’est l’histoire de Léon Doré qui vit dans le Québec des années soixante. Les parents de Léon, qui ne s’aiment plus, se sont quittés et cela le bouleverse énormément. On vit, au travers de longues séquences descriptives, les aventures de Léon et sa fuite de la réalité. Ce roman n’est pas à sous-estimer, sa lecture doit être approfondie, et il faut voir au-delà des éléments simples. Je le recommande pour sa complexité et pour la beauté du texte.

3- Des barbelés dans ma mémoire d’Alain Stanké : L’histoire se situe en Lituanie lors de la Seconde Guerre mondiale et raconte l’histoire du jeune Aloysas. Un soir de juin 1940, ce jeune garçon de six ans et sa famille sont chassés de leur maison par des soldats russes qui ont envahi leur pays. Le jeune Aloysas et sa famille doivent donc quitter leur pays pour se réfugier en Allemagne. Ils sont forcés de travailler extrêmement fort dans un camp de travail allemand et sont privés de nourriture. Ils sont finalement libérés par les soldats américains quand Aloysas atteint l’âge de 11 ans. Tout au long du roman, Aloysas assiste à plusieurs scènes horrifiantes, comme le massacre de prisonniers et la mort de son meilleur ami, brûlé vivant. Je recommande ce roman pour la véracité des événements racontés et pour les émotions qu’il nous fait vivre.

2- Des souris et des hommes de John Steinbeck : George et Lennie  sont deux amis qui errent sur les routes de Californie en travaillant comme journaliers de ranch en ranch. George et Lennie partagent depuis toujours le même rêve, posséder un jour une petite exploitation, pour  y élever des lapins. Lennie nourrit une passion, il aime énormément caresser les choses douces. Doté d’une très grande force physique, il ne parvient pas à dominer sa puissance hors de l’ordinaire. Il est également intellectuellement déficient, et passe constamment pour un « idiot ». Cela finit par lui causer des ennuis avec Curley, le fils du patron, et avec sa femme. Un enchaînement de situation pousse George à commettre l’irréparable. J’ai vraiment aimée ce roman et je le recommande.

1- Le vide de Patrick Senécal : Pierre Sauvé est sergent-détective à la police municipale de Drummondville et il lutte avec son rôle de père. Frédéric Ferland est psychologue et il cherche depuis des années l’excitation ultime, celle qui donnera un sens à sa vie. Maxime Lavoie est célibataire et milliardaire. Il a quitté ses fonctions de président de Lavoie inc. pour devenir le producteur et l’animateur de Vivre au Max, l’émission de téléréalité qui réalise les rêves les plus fous des gens. La vie de chacun des trois hommes est complètement différente, mais elles vont se croiser indirectement et  les bouleverser à jamais. J’ai particulièrement aimée ce roman, il est brillamment écrit et c’est, selon moi, le meilleur roman de Patrick Senécal et je le recommande plus que les autres.

Thereece Rosset

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Kadhafi: Deux poids, deux mesures

Récemment nous avons été témoins de soulèvements monstres chez les peuples du Maghreb et d’Égypte en quête d’une liberté qui ne pouvait s’acquérir qu’avec la légitimité du dirigeant. De la Tunisie à la Lybie, en passant par l’Égypte, cette révolution a certes causé de nombreux remous au sein de ces populations, mais aussi au sein de la communauté internationale. En Lybie, le peuple s’est soulevé contre le fameux dictateur Mouammar Kadhafi ; une révolte qui servira de prétexte à la présence d’armées étrangères. Après tout, cette région du monde contient dans son sous-sol une grande quantité de pétrole et de gaz naturel. Mais ça c’est une autre laborieuse histoire. Le fait est qu’à la mort violente du tyran, nous avons jeté son cadavre ensanglanté en pâture à la plèbe. Cette humiliation, compréhensible dans la mesure où il existe en chaque révolution une dimension émotionnelle, n’aurait pas du avoir lieu. Il est aussi certain que l’objectivité et le rationalisme ne sont pas maîtres de la réaction commune à la mort du tyran, et ce, particulièrement quand une société est rongée par la haine, la pauvreté, la peur, la censure et tous les autres fléaux présents dans la plupart des états totalitaires. Seulement, le caractère catégorique qu’implique la charte des droits de l’Homme ne permet en aucun cas cet acte de profanation animé par la colère d’un peuple désabusé. Je comprends de même que l’idée de profanation du cadavre relève de principes métaphysiques; principes que nos sociétés à tendance séculaire négligent de plus en plus. Le pire c’est qu’Al-Jazzera, une sommité dans le monde des médias d’informations, a publié la photographie du cadavre de Kadhafi, spectacle qui ne serait pas admis si nous faisions la même chose avec celui qui est, selon moi, un autre tyran belliqueux et subtil, un tyran encore plus dangereux : Georges. W. Bush. En effet, Georges. W. Bush qui se voit aujourd’hui inculpé de crimes de guerres, ne serait jamais l’objet d’une humiliation comme celle qu’a vécue l’ancien chef Libyen. Il est donc question ici du « deux poids, deux mesures ». Il est inadmissible qu’il y ait ainsi une forme de hiérarchisation de la valeur de la vie et de la mort entre les individus. Je n’excuse en rien les agissements de Kadhafi. Au contraire, de par son illégitimité, il a ouvert la porte aux pays importateurs de pétrole, mais en tant que détenteurs et protecteurs des idées humanistes de liberté, d’égalité et de dignité, nous nous devons de remédier à ce genre de problème. Un problème que quelques lignes ne sauraient expliquer. Mais encore une fois, je ne parle qu’en tant que « révolutionnaire de salon », soit un garçon qui vit une belle vie et qui parle de tempérance quand la colère ronge ces pays. Je fais alors abstraction de la dimension émotive qui caractérise en grande partie cette révolution dont l’issue reste à découvrir.

Mazigh Serkhane

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Le déclin du dernier Tsar

Moscou, le samedi 24 décembre dernier

Vladimir Poutine, actuel candidat à la présidentielle russe et premier ministre de la Russie, a vu son parti, Russie Unie, perdre pratiquement 15% des votes au dernier scrutin. Toujours majoritaire, mais ayant perdu sa majorité qualifiée, Vladimir Poutine et son parti font maintenant face à un vent de contestation populaire comme on n’en n’avait jamais vue en Russie depuis 1991. Un dur coup pour le futur président Russe qui a déjà deux mandats présidentiels à son actif. Ce qui a donné naissance à cette vague de contestations est sans nul doute les multiples fraudes électorales qui auraient permis au parti Russie Unie, «le parti des voleurs et des escrocs», de gonfler ses résultats de 20%. Comment expliquer cet élan de contestation qui semble emprunter ses revendications au printemps arabe ?

Vladimir Poutine exerce son pouvoir d’une main de fer depuis 1999. Son pouvoir présidentiel s’étend à tous les milieux, judiciaire, bureaucratique et économique. Il n’a renoncé que temporairement au pouvoir présidentiel, le temps d’un mandat, car la constitution de la Russie empêche toute personne d’être président plus de deux mandats consécutifs. Son successeur, Dimitri Medvedev, aura profité de son mandat et de la majorité qualifiée du parti Russie Unie pour amender la constitution et ainsi prolonger les mandats présidentiels à 6 ans. Poutine devrait donc régner sur la Russie pendant encore au moins 12 ans. C’était le scénario initial, mais avec les importantes manifestations des derniers jours, rien n’est moins sûr.

Comme expliquer ce renversement de situation qui pourrait donner lieu à un printemps slave ?  Liberté et économie. Voilà ce qui résume bien les raisons et les revendications de ce mouvement de contestation naissant. Les gens, pour la plupart, veulent plus de liberté, veulent pouvoir agir, penser, vivre plus librement, cela ne fait aucun doute. Par contre, selon certains sondages menés en Russie, et présenté par The Economist, le désir de liberté n’est pas, et de beaucoup, le principal moteur de ces contestations. Comme pour le printemps arabe, les causes sont d’abord et avant tout économiques. En effet, une écrasante majorité de russes préfèrent un leader autoritaire et efficace à une démocratie saine,  mais fonctionnant beaucoup moins efficacement. Voilà c’est le mot efficace qui fait ici défaut. La croissance économique importante de la Russie de même qu’une certaine stabilité ont permis à Poutine de gouverner impudemment la Russie depuis de longue année. Loin d’être bien répartie, la richesse créée sous la gouverne de Poutine, grâce à l’exportation de pétrole essentiellement, a tout de même bénéficié généralement à tous. Sauf que les récents événements financiers et économiques sur la scène mondiale ont chamboulés la situation. La crise de l’euro, la crise économique de 2008, l’augmentation du prix du baril de pétrole ont toutes contribué à rendre la croissance économique de la Russie presque anémique, avec tous les problèmes sociaux que cela entrainent. Ce sont donc ces problèmes économiques qui poussent de plus en plus de russes à exiger le départ de Poutine.

Son départ est certes souhaitable, mais qui le remplacera ? Les partis d’opposition, pour la plupart, manquent cruellement d’organisation, et ne présentent pas de véritables alternatives,  n’offrant même pas de programme politique de qualité, trop occupés qu’ils sont à dénoncer Poutine et le parti Russie Unie. De plus, même si Poutine est un engrenage majeur de système de corruption qui s’est incrusté dans l’appareil gouvernemental russe, il demeure qu’il n’est justement qu’un engrenage, possiblement remplaçable. Il joue peut être pour beaucoup dans le présent régime de corruption, mais il n’est pas la seule cause, et de loin, du manque d’éthique et de moral de ce gouvernement infiltré de toutes parts par d’ex-membre de l’URSS et des services de renseignement. Rien ne dit non, plus qu’il ne continuera pas d’influencer le gouvernement de l’extérieur. Le règne du «dernier Tsar»  semble tirer à sa fin et une chose est sûre : présentement, aucun des partis d’oppositions  ne sera en mesure de remplir le vide créé par le départ de Poutine et le chute de Russie Unie. Un vide politique pouvant être aussi dommageable qu’un régime autoritaire, il faudra qu’une nouvelle organisation avec des nouveaux leaders prenne la place si l’on veut éviter que ce printemps slave naissant ne soit rattrapée par les soubresauts d’un hiver glacial et un risque de voir les russes demander de nouveau un régime  «stable»  à la Poutine.

Alexandre Brissette

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Le massacre du Champs-de-Mars

2011 marque le 210e anniversaire d’un épisode de la révolution française (1789-1799) qui s’est produit le 17 juillet 1791. Je parle ici du massacre du Champs-de-Mars. Il y a plusieurs raisons qui ont poussé le peuple à l’agitation dès 1789 dont la continuité des privilèges, favorisant grandement les nobles, minoritaires dans la société. Il y a des causes matérielles telles que les mauvaises récoltes et l’augmentation du prix du pain causant une famine. Il y a finalement  les causes idéologiques et historiques, c’est-à dire l’influence des penseurs des Lumières et de  la révolution américaine de 1776 à 1783. Voyant le peuple en colère depuis 1789, le roi en place, Louis XVI, tente de fuir durant la nuit du 20 au 21 juin 1791 afin de chercher de l’aide à l’étranger pour rétablir son pouvoir absolu en France. Toutefois, il n’ira pas bien loin. En effet, le roi est reconnu à Varennes à cause de son portrait sur un Louis d’or et est capturé pour être ramené à Paris. Le pouvoir en place, l’Assemblée constitutionnelle en fonction depuis le 9 juillet 1789, prétend que le roi n’a pas fui, mais qu’il a été enlevé. Ce stratagème est utilisé pour stopper le processus révolutionnaire de même que pour éviter un retour à l’ancienne monarchie de droit divin. Le peuple Français se sent trahi et descend dans la rue. Une pétition réclamant la déchéance du roi ainsi que l’avènement d’une république est déposé aux Champs-de-Mars par le groupe de révolutionnaires radicaux du club des Cordeliers[1]. Les autorités tenteront de disperser la foule qui ne bouge pas. Face à ce refus, le maire de Paris, Bailly (1736-1789),  ordonne à La Fayette (1757-1834), chef de la garde nationale, de faire feu sur la foule. C’est une décision qui fera une cinquantaine de morts et davantage de blessés.[2]

Alexandre Martin


[1] Jean-Paul BERTAUD, LA RÉVOLUTION FRANÇAISE, Paris, Perrin, 2004 P.120-123.

[2] Jean-Clément MARTIN,  Marc THIVOLET, RÉVOLUTION FRANÇAISE, Encyclopédie Universalis [en ligne] http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/ (page consultée le 1ier novembre 2011)

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Joyeux Noël!

Fra Angelico, Nativité 1439-1443

BLx

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Google Zeitgeist 2011

La revue de l’année telle que compilée par Google à partir des sujets les plus recherchés en 2011

BLx

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